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Bioécologie

Des experts de l'AIEA vont revenir à Fukushima en raison des problèmes d'eau contaminée

31 Mars 2015,

Publié par Bioécologie

Un article du journal Le Monde.fr avec AFP | 31.03.2015

"Des experts de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) vont revenir à la centrale accidentée de Fukushima en avril, à la demande des autorités nippones, en raison de nouveaux problèmes d'eau contaminée survenus après leur passage en février.

Les spécialistes de l'organisation devaient prochainement compiler un rapport final à la suite de leur précédente mission, mais les avaries récentes constatées nécessitent des explications complémentaires, a jugé le ministère de l'industrie japonais.

Lire : A Fukushima, l’interminable décontamination

Les experts seront au Japon du 17 au 21 avril pour rencontrer des responsables nippons de l'Agence de l'énergie ainsi que de la compagnie géante du site, Tokyo Electric Power (Tepco).

Des quantités importantes d'eau contaminée

Ils se rendront aussi directement dans le complexe atomique Fukushima Daiichi ravagé par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011. Bien que des progrès aient été accomplis en vue du démantèlement, de très gros problèmes de gestion des quantités importantes d'eau contaminée sur le site demeurent.

Depuis le dernier passage sur place des équipes de l'AIEA, qui avaient salué le travail réalisé cette dernière année, de nouveaux pépins ont eu lieu, comme des débordements importants d'eau de pluie, la découverte d'une mare d'eau dans un des bâtiments du site ou encore la contamination, certes temporaire mais importante, de l'eau d'un canal traversant le site et descendant vers l'océan Pacifique voisin."

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La dégradation des plastiques en mer

29 Mars 2015,

Publié par Bioécologie

par Claire Dussud1,2 et Jean-François Ghiglione1,2

1 : CNRS, UMR 7621, Laboratoire d’Océanographie Microbienne, Observatoire Océanologique, F-66650 Banyuls/mer, France
2 : Sorbonne Universités, UPMC Univ Paris 06, UMR 7621, Laboratoire d’Océanographie Microbienne, Observatoire Océanologique, F-66650 Banyuls/mer, France

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Mots clés : écotoxicologie microbienne, écosystèmes marins, déchets, réseaux trophiques, bioaccumulation, bioremédiation, relation Homme-Nature
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Le devenir des déchets en mer est une préoccupation environnementale de premier ordre qui fait aujourd’hui partie de la définition du « bon état écologique » des écosystèmes marins, selon la Directive Cadre Sur le Milieu Marin (DCSMM, descripteur n°10). En milieu marin, ces déchets sont composés de 40 à 80% de plastiques (Barnes et al., 2009). Des travaux récents estiment à 5 250 milliards le nombre de particules plastiques qui flottent à la surface des mers et océans, équivalent à 268 940 tonnes de déchets (Eriksen et al., 2014).

Une pollution mondiale

La pollution par les déchets plastiques touche tous les océans, y compris les zones polaires. Il existe néanmoins des zones d’accumulation créées par des courants marins appelés gyres océaniques (Lebreton et al., 2012). La plus connue est la zone d’accumulation dans le gyre du Pacifique Nord (« 7ème continent de plastique » ou « grande zone d’ordure du Pacifique»), mais cet exemple n’est pas un cas isolé. Les modèles de circulations océaniques suggèrent des zones d’accumulations dans quatre autres gyres (Pacifique Sud, Atlantique Nord, Atlantique Sud et Océan Indien). La Méditerranée est également très polluée par les plastiques du fait de son caractère de mer semi-fermée, avec un taux de renouvellement des eaux de 90 ans alors que la persistance des plastiques est supérieure à 100 ans (Lebreton et al., 2012).

La présence de ces matériaux synthétiques dans le milieu naturel est relativement récente, puisque l’essor de l’industrie du plastique date des années 1970. Les débris plastiques retrouvés à la surface de l’eau sont dominés par les particules de taille inférieure à 5mm, communément appelées des microplastiques (Hidalgo-Ruz et al., 2012). Les microplastiques sont issus de la fragmentation des plastiques et sont également dispersés dans tous les océans (Ivar do Sul et al., 2014). Ces fragments sont très stables et peuvent parfois persister jusqu’à 1000 ans dans le milieu marin (Cózar et al., 2014).

Toxicité des plastiques et perturbation des chaînes alimentaires

Dans l’environnement, la pollution par les plastiques peut avoir plusieurs conséquences. Mise à part la pollution visuelle qu’ils engendrent, les plastiques touchent les organismes marins de manière directe ou indirecte à différents échelons de la chaîne alimentaire (Wright et al., 2013). Au plan chimique, les matières plastiques sont constituées d’enchaînements de séquences identiques (ou polymères) de molécules carbonées, principalement d’hydrocarbures*, molécules organiques toxiques pour de nombreux organismes, susceptibles de s’accumuler le long des chaînes alimentaires.

Dans les zones d’accumulation, la concentration de microplastiques observée (de taille de 0,5 à 5mm) est comparable à celle du zooplancton (entre 0.005 mm et plus de 50 mm). La Méditerranée, par exemple, présente des ratios microplastiques/zooplancton entre 1/10 à 1/2 (Collignon et al., 2012). Le risque pour les prédateurs du zooplancton (i.e. les poissons) d’ingérer du microplastique est donc considérable. Le temps de résidence du plastique dans de petits poissons pélagiques est évalué entre 1 jour et 1 an (Davidson & Asch, 2011). Les fragments de microplastiques ingérés sont retrouvés dans les déjections des animaux, ils peuvent couler avec les cadavres ou encore être transférés aux prédateurs et ainsi atteindre les échelons supérieurs de la chaîne alimentaire (Cózar et al., 2014).

Les plastiques sont également des vecteurs de dispersion de composés toxiques qui peuvent aussi s’accumuler dans les chaînes alimentaires. Ces composés peuvent être directement présent dans la composition des plastiques, ou bien s’adsorber à leur surface. Dans le premier cas, il s’agit d’additifs (phtalates, biphényles) incorporés à certains plastiques pour augmenter leur résistance. Différents travaux ont montré que ces composés peuvent être toxiques pour certains animaux et l’homme (Lithner et al. 2011). D’autres composés toxiques (hydrocarbures, pesticides, DDT, PCB) peuvent s’adsorber sur les plastiques, ce qui est susceptible d’augmenter leur dispersion, leur persistance en mer et leur accumulation dans les échelons trophiques les plus élevés (Teuten et al., 2009).

Les effets désastreux de l’ingestion des débris de plastiques confondus avec des proies sont également bien documentés, avec des conséquences sur les systèmes digestifs des animaux tels que les poissons, les oiseaux, les tortues de mer et les mammifères marins, pouvant entraîner leur mort (Andrady 2011). Ces débris sont également considérés comme vecteurs de dispersion d’algues toxiques (Masó et al. 2007) et de microorganismes pathogènes (Zettler et al., 2011).

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La dégradation des plastiques en mer

PhD in France

26 Mars 2015,

Publié par Bioécologie

Le site Internet PhD in France regroupent les offres de thèses en France qui sont ouvertes aux étudiants étrangers anglophones. Il permet de diffuser les offres (pour les annonceurs) et de rechercher des propositions de thèses.

This website presents French PhD offers on one platform. Details of PhD research programmes from many universities and engineering schools in France can be found on this website.

PhD in France

Post-doc en génotoxicologie

25 Mars 2015,

Publié par Bioécologie

Le/la candidat(e) développera un projet concernant la mise en place d’un test de génotoxicité (test micronoyau) en temps réel en générant une lignée cellulaire exprimant un marqueur fluorescent spécifique de la chromatine. Il/elle combinera des approches expérimentales (travail in vitro utilisant une lignée cellulaire hépatique métaboliquement compétente (HepaRG)) et des approches d’imagerie principalement en microscopie confocale.

Date limite pour postuler : 6 avril 2015. Toutes les informations sont ici

Pourquoi nous avons déjà franchi 4 des 9 barrières qui nous séparent de la destruction de la planète

25 Mars 2015,

Publié par Bioécologie

Réchauffement climatique, utilisation des sols, perte de la biodiversité, perte de nutriments dans les sols liée à l'utilisation de phosphore et d'azote : l'activité humaine met en danger l'équilibre de l'écosystème planétaire, nous avertissent les scientifiques.

En 2009, une équipe de chercheurs internationaux faisait date en publiant dans Nature un article intitulé « Un espace sécurisé pour l’activité humaine », dans lequel ils identifiaient et quantifiaient ce qu’ils appelaient des « limites planétaires ».

Au nombre de dix (dont deux regroupées en une), ces limites visent à déterminer des seuils globaux au-delà desquels les dégradations environnementales planétaires ne permettraient plus aux activités humaines de se poursuivre. L’idée est que les conséquences de cette activité humaine pourraient mettre un terme à la stabilité de l’écosystème qu’a connue la planète depuis 10.000 ans, et qui aurait duré encore plusieurs millénaires si la révolution industrielle n’était pas venue chambouler tout cela, écrivait à l’époque l’Institut Inspire.

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Wildlife camera trapping: a review and recommendations for linking surveys to ecological processes

24 Mars 2015,

Publié par Bioécologie

Authors:

A.Cole Burton, Eric Neilson, Dario Moreira, Andrew Ladle, Robin Steenweg, Jason T. Fisher, Erin Bayne and Stan Boutin

Accepted manuscript online: 21 MAR 2015 09:12AM EST | DOI: 10.1111/1365-2664.12432 -Journal of Applied Ecology

Summary

1.Reliable assessment of animal populations is a long-standing challenge in wildlife ecology. Technological advances have led to widespread adoption of camera traps (CTs) to survey wildlife distribution, abundance, and behaviour. As for any wildlife survey method, camera trapping must contend with sources of sampling error such as imperfect detection. Early applications focused on density estimation of naturally marked species, but there is growing interest in broad-scale CT surveys of unmarked populations and communities. Nevertheless, inferences based on detection indices are controversial and the suitability of alternatives such as occupancy estimation is debatable.

2.We reviewed 266 CT studies published between 2008 and 2013. We recorded study objectives and methodologies, evaluating the consistency of CT protocols and sampling designs, the extent to which CT surveys considered sampling error, and the linkages between analytical assumptions and species ecology.

3.Nearly two-thirds of studies surveyed more than one species, and a majority used response variables that ignored imperfect detection (e.g. presence–absence, relative abundance). Many studies used opportunistic sampling and did not explicitly report details of sampling design and camera deployment that could affect conclusions.

4.Most studies estimating density used capture-recapture methods on marked species, with spatially explicit methods becoming more prominent. Few studies estimated density for unmarked species, focusing instead on occupancy modelling or measures of relative abundance. While occupancy studies estimated detectability, most did not explicitly define key components of the modelling framework (e.g. a site), or discuss potential violations of model assumptions (e.g. site closure). Studies using relative abundance relied on assumptions of equal detectability, and most did not explicitly define expected relationships between measured responses and underlying ecological processes (e.g. animal abundance and movement).

5.Synthesis and applications. The rapid adoption of camera traps represents an exciting transition in wildlife survey methodology. We remain optimistic about the technology's promise, but call for more explicit consideration of underlying processes of animal abundance, movement, and detection by cameras, including more thorough reporting of methodological details and assumptions. Such transparency will facilitate efforts to evaluate and improve the reliability of camera trap surveys, ultimately leading to stronger inferences and helping to meet modern needs for effective ecological inquiry and biodiversity monitoring.