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Bioécologie

La bioturbation présentée par Florian Mermillod et Magali Gérino

30 Juin 2010,

Publié par JMB

dsc_0290.jpgFlorian Mermillod-Blondin, chercheur au CNRS à l'UMR CNRS 5023 - Ecologie des Hydrosystèmes Fluviaux (Lyon, France) et Magali Gérino, professeure à l'Université Paul Sabatier de Toulouse (France), dsc 0299rattachée au laboratoire d'Ecologie Fonctionnelle (EcoLab, Toulouse), nous présentent la bioturbation.

dsc 0295Franck Gilbert, directeur de recherche au CNRS (EcoLab, Toulouse) et président du Nereis Park (un groupement de chercheurs qui mènent des travaux dans le domaine de la bioturbation) était également présent lors de cet échange.

La bioturbation correspond aux perturbations du sédiment (marin, eau douce,...) et du sol induites par l'activité biologique (vers, larves d'insectes, bivalves, fourmis, racines des plantes,...).  Celle-ci joue un rôle important dans la structure et le fonctionnement de nombreux écosystèmes aquatiques et terrestres.

Pour en savoir plus, je vous laisse découvrir cette vidéo :

Pesticides et maladie de Parkinson

29 Juin 2010,

Publié par JMB

Exposition aux pesticides et maladie de Parkinson : un lien confirmé chez les agriculteurs français

Auteurs : Elbaz A, et al. Ann Neurol 2009 ; 66 : 494-504

La maladie de Parkinson (MP) est une maladie neurodégénérative dont la prévalence est d’environ 1,5 % après 65 ans. Elle est d’origine multifactorielle, impliquant des facteurs de risque environnementaux et génétiques. Le rôle de l’exposition professionnelle aux pesticides a été évoqué quand des syndromes parkinsoniens sont survenus après intoxication par le MPTP, dont la structure chimique est proche de celle de l’herbicide Paraquat. Des études épidémiologiques avaient montré que le risque de MP était multiplié par 1,5 à 2 en cas d’exposition professionnelle aux pesticides sans qu’un type de pesticide n’ait pu être incriminé. L’équipe emmenée par Alexis Elbaz (unité Inserm 708, Université Pierre-et-Marie-Curie) a cherché à caractériser cette relation en étudiant un groupe de personnes fortement exposées aux pesticides, affiliées à la Mutualité sociale agricole (MSA). En conduisant des entretiens très détaillés à l’aide de médecins du travail de la MSA et en collaboration avec le Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations (unité Inserm 1018, Université Paris-Sud), ils ont comparé les profils d’exposition de 224 cas atteints de maladie de Parkinson et de 557 sujets témoins. L’exposition aux insecticides, en particulier aux organochlorés, semble plus fortement associée au risque de maladie de Parkinson parmi les hommes, un risque qui augmente avec l’intensité de l’exposition. Ces résultats soulignent l’importance de l’éducation des agriculteurs pour l’utilisation des pesticides et soulèvent la question du rôle de l’exposition à plus faible dose.

Association entre maladie de Parkinson et exposition aux insecticides organochlorés chez les hommes, en fonction du nombre d'années cumulées d'exposition (médiane = 16 ans)

Association entre maladie de Parkinson et exposition aux insecticides organochlorés chez les hommes, en fonction du nombre d'années cumulées d'exposition (médiane = 16 ans)

Métaux et conservation des échantillons d'eau

28 Juin 2010,

Publié par JMB

Pour quantifier des métaux dans des échantillons d'eau, il est nécessaire, entre autre, d'acidifier les échantillons pour les conserver dans de bonne condition jusqu'à la réalisation des analyses chimiques (on évite ainsi les phénomènes d'adsorption des métaux sur les paroies des récipients).

2010_06_10-4-Go-Photos-Cherno-123.jpgPar exemple, pour doser par ICP-MS un échantillon d'eau contenant un métal lourd, tel que l'uranium, voici la procédure recommandée :

Pour un échantillon de 5 mL d'eau, rajoutée 150 µL d'acide nitrique (HNO3, ultrapure à 70%). On peut utiliser des tubes de type "Falcon" pour conserver l'échantillon.

Idéalement, on prendra 10 mL d'eau pour augmenter le nombre de répliquats au moment de l'analyse chimique.

N'oubliez pas : rajouter toujours l'acide dans l'eau et non pas l'inverse. Comme dit le proverbe :

Acide dans l'eau, c'est beau ! Eau dans l'acide, suicide ! (ça "explose")

Manipuler l'acide nitrique avec des gants, une blouse et des lunettes de protection. Ce produit est très dangereux.

Le bisphénol A

23 Juin 2010,

Publié par JMB

Le bisphénol A (BPA) est un produit chimique industriel utilisé dans la fabrication d'un plastique dur transparent, soit le polycarbonate, que l'on trouve dans de nombreux produits de consommation, dont les bouteilles d'eau réutilisables et les biberons. On retrouve également du bisphénol A dans les résines époxy, utilisées comme couche protectrice dans les boîtes de conserve métalliques pour aliments et boissons.

ladypapillon-4-copie-1.jpgSanté humaine

Compte tenu de l'incertitude soulevée dans certaines études sur les effets potentiels de faibles niveaux de bisphénol A, le gouvernement du Canada prend des mesures afin de protéger davantage les nourrissons et les jeunes enfants (photo de gauche, d'Elodie Millefiori).

 

Environnement

La science indique que le bisphénol A pénètre l'environnement par les eaux usées et les résidus de lavage et qu'on en a détecté dans les percolats des décharges. En outre, il se décompose lentement dans l'environnement lorsqu'il y a un manque d'oxygène. Compte tenu de la combinaison de cette lente décomposition du bisphénol A et de son utilisation à grande échelle au Canada, au fil du temps, ce produit chimique s'accumulerait dans nos eaux et pourrait être néfaste pour les poissons et d'autres organismes.

À titre préventif, Environnement Canada envisage l'adoption d'un règlement qui établirait une limite quant à la quantité maximale de  bisphénol A pouvant être rejetée dans les effluents. Le règlement exigerait également que les installations qui se servent du bisphénol A mettent en oeuvre des pratiques de gestion exemplaires afin de veiller à ce qu'il soit manipulé et disposé en toute sécurité. Ces mesures permettront de maintenir les niveaux de bisphénol A rejetés dans l'environnement à des concentrations sécuritaires pour les poissons et autres organismes aquatiques.

Pour en savoir plus, cliquez ici

Aux Antilles, le scandale sanitaire du chlordécone

23 Juin 2010,

Publié par JMB

Un article paru dans le journal Le Monde.fr, par Paul Benkimoum avec Eddy Nedelkovsi (à Pointe-à-Pitre)

La France n'en a pas fini avec les scandales de sécurité sanitaire. Pendant vingt ans, de 1973 à 1993, un insecticide, le chlordécone, a été utilisé en Martinique et en Guadeloupe pour lutter contre le charançon de la banane, entraînant durablement une pollution des sols et une exposition d'une partie de la population.

2010_08-Ariege_-JM-Bonzom-326-copie-1.jpgUne étude, publiée lundi 21 juin en Guadeloupe et dans le Journal of Clinical Oncology, confirme que le chlordécone, un perturbateur endocrinien, est responsable d'un accroissement significatif du risque de cancer de la prostate, lequel représente 50% de l'ensemble des cancers dépistés en Guadeloupe et à la Martinique. L'étude valide donc les signaux d'alerte que les autorités ont longtemps ignorés.

Très longue durée de vie 

"D'énormes erreurs ont été commises, qui rappellent furieusement les grands enjeux de sécurité sanitaires des années 1980 et 1990: hormone de croissance, vache folle, etc.", estime le professeur William Dab, président du Conseil scientifique du Plan chlordécone en Martinique et en Guadeloupe. Interdit en métropole en 1990, le pesticide a été utilisé par dérogation en Guadeloupe et en Martinique jusqu'en 1993, alors que les Etats-Unis l'avaient proscrit depuis 1976.

"Des rapports parlementaires l'on déjà pointé: le ministère de l'agriculture n'a pas correctement traité les signaux scientifiques sur les dangers de la pollution et de l'exposition au chlordécone. Il y a eu un retard dans la prise de conscience et l'action", poursuit le professeur Dab. Les premiers plans locaux datent de 1999, et en 2004, le chlordécone a été enfin pris en compte dans le Plan national santé environnement. Finalisé en octobre 2009, le rapport du Conseil scientifique du Plan chlordécone n'a été rendu public par le gouvernement que le 17 juin avec sa mise en ligne sur le site de l'Institut de veille sanitaire (INVS).

La Martinique et la Guadeloupe se trouvent confrontées à une contamination massive des sols, des eaux de rivière et des sédiments par un produit toxique possédant une durée de vie très longue. "Quelque 80000 personnes habitent dans des zones où le sol est contaminé et 13000 individus absorbent chaque jour, en mangeant des légumes qu'ils cultivent, une quantité de chlordécone dépassant la valeur toxicologique de référence: 0,5µg/kg/j. Il faut aider la population à se préparer à vivre avec un problème qui n'est pas près de disparaître: la demi-vie du chlordécone dans le sol est de six siècles!" insiste M.Dab.

Lire la suite sur le site du Journal Le Monde

 

Les services rendus par les écosystèmes

14 Juin 2010,

Publié par JMB

Alors que deux-tiers des écosystèmes ont déjà été endommagés par l'Homme, les environnements naturels fournissent chaque année des "services" dont la valeur est équivalente à la production mondiale brute. Un point sur lequel le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) insiste dans une récente étude.

JM-Bonzom-Tchernobyl.jpgA l'occasion d'une conférence sur la conservation de la biodiversité internationale organisée à Kigali, au Rwanda, le PNUE a présenté un rapport baptisé "Planète morte, planète vivante : restauration de la biodiversité et des écosystèmes pour un développement durable". Dans cette étude, le PNUE évalue entre 21.000 et 72.000 milliards de dollars la valeur annuelle des "services" rendus par les écosystèmes dans le monde, tels que l'apport en nourriture pour commencer, mais aussi en eau et en médicaments naturels, ou encore la protection que certains milieux naturels offrent contre les catastrophes naturelles. Et le PNUE d'indiquer que la production mondiale brute s'élève à 58.000 milliards de dollars."Dans le passé, ces services n'étaient jamais ou pratiquement jamais comptabilisés au niveau national ou international. Cela devrait et doit changer", a déclaré le directeur exécutif du PNUE, Achim Steiner. Alors que plus de 60% des écosystèmes sont déjà dégradés, le PNUE souligne que l'entretien et la préservation des milieux naturels que sont les forêts, les mangroves, les récifs coralliens ou encore les sols tropicaux, coûte dix fois moins cher que la restauration d'un environnement endommagé. Toutefois, si la mise en place de plans de préservation doit être une priorité, investir dans la restauration de milieux dégradés "n'en reste pas moins une bonne affaire au vu du rendement en termes de récupération de services naturels". Et le PNUE de citer pour exemple les zones humides et les forêts qui peuvent s'avérer jusqu'à 22 fois plus efficaces qu'un système de traitement de l'eau. Le PNUE souhaite sensibiliser la communauté internationale à la valeur des é... lire la suite de l'article sur Maxisciences