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Bioécologie

Montpellier RIO Imaging (MRI) : la plateforme d'imagerie de Montpellier

29 Juin 2014,

Publié par Bioécologie

MRI est la Plate - Forme Régionale d'Imagerie du Languedoc - Roussillon. C'est une Plate - Forme Technologique (PFT), labellisée IBiSA.

Elle est ouverte au secteur privé et au secteur public sans aucune condition thématique, institutionnelle ou géographique. De la même manière, l'accès aux moyens de MRI n'est pas conditionné par l'établissement d'une collaboration, sous quelque forme que ce soit et encore moins par la co - signature obligatoire des articles ou brevets. Enfin, il n'y aucune condition de connaissance, savoir et savoir faire préalables en imagerie.

Montpellier RIO Imaging (MRI) : la plateforme d'imagerie de Montpellier

Alain Prochiantz : « Il faut investir massivement et rapidement dans la recherche et l’innovation »

28 Juin 2014,

Publié par Bioécologie

La recherche fondamentale précède l'innovation et la nourrit de découvertes souvent imprévisibles.

Il n'y a pas d'innovation sans recherche fondamentale.

Une politique à court terme qui affaiblit aujourd'hui cette recherche affaiblit l'innovation de demain et rend improbable le retour de la compétitivité dans les secteurs de haute technologie.

Alain Prochiantz

Alain Prochiantz : « Il faut investir massivement et rapidement dans la recherche et l’innovation »

Un article d’Alain Prochiantz, chercheur en neurobiologie et professeur au Collège de France, paru dans le journal Le Monde le 26 juin 2014 (photo : Alain Prochiantz - source : collège de France).

"Du côté de la science, ça ne va pas. En dix ans, la part du produit intérieur brut (PIB) investi en recherche et développement (R & D) est passée de 2,2 % à 3 % en Allemagne et a stagné à 2,3 % chez nous. Cela correspond à un différentiel, chaque année, d'environ 16 milliards d'euros. Ne pas comprendre que cela a des effets sur notre compétitivité économique et se focaliser sur les seuls coûts salariaux comme explication de notre décrochage, c'est afficher l'ambition d'exporter des tee-shirts et d'importer des machines-outils. On rêverait d'un autre futur.

Sous le prétexte des classements internationaux, notre politique scientifique et universitaire s'est engagée dans la construction de mastodontes, équivalents des caparaçons d'Azincourt [en 1415, la cavalerie française subit une lourde défaite face aux Anglais en partie due au fait que ses chevaux, trop lourdement protégés, s’enfonçaient dans le terrain boueux]. De par le monde, les étudiants utilisent Internet pour identifier les universités et laboratoires qu'ils désirent rejoindre. Au-delà de l'excellence de ces structures, ils recherchent des perspectives de carrière décentes, de bonnes conditions de travail et un accueil de qualité. Tout le reste, classement de Shanghaï, Fête de la science et tutti quanti sont des leurres. Peu s'y laissent prendre, comme le démontre la baisse des vocations scientifiques. Tant qu'à faire de longues études et travailler sans compter ses heures, si c'est pour jouer en Ligue 2 de la science et gagner, à 33 ans, 2 000 euros par mois de salaire net, autant aller voir ailleurs – vers d'autres pays ou d'autres métiers.

FAIBLE EFFORT FINANCIER

Le coût de la recherche publique, toujours mis en avant pour repousser la nécessaire augmentation de son financement, est faible. Le budget de 3,5 milliards d'euros, salaires compris et toutes disciplines confondues, du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) est identique au coût pour la nation de la baisse à 5,5 % de la TVA des restaurateurs, sous la présidence Sarkozy. Laquelle n'a été remontée qu'à 10 %, évaporation sans retour de plus de 2 milliards d'euros.

Autre comparaison : la niche fiscale du crédit impôt recherche (CIR) accordé aux entreprises et dont, comme le souligne la Cour des comptes, on ignore les effets réels sur notre compétitivité économique, dépasse les 5 milliards d'euros. En attendant d'avoir un bilan de l'impact économique du CIR, il serait justifié de le réserver aux entreprises qui créent de l'emploi scientifique en interne et ne pratiquent pas l'optimisation fiscale. Le message est qu'un gouvernement qui en aurait la volonté trouverait sans difficulté les 2 ou 3 milliards nécessaires au renforcement de la recherche publique.

Un tel effort financier, à peine supérieur à 0,1 % du PIB, est parfaitement justifié pour une recherche publique qui a maintenu la France dans le peloton de tête des grands pays industrialisés. Nos succès en mathématiques sont connus et attestés par le nombre des Médailles Field (le Nobel des mathématiciens). Les succès ne sont pas moins importants pour les sciences humaines, même si la quantification est plus difficile pour ces disciplines, et les sciences expérimentales. Rappelons que, depuis 2005, sept chercheurs travaillant dans des laboratoires français, biologistes, physiciens ou chimistes, se sont vu attribuer un prix Nobel.

AFFAIBLISSEMENT DE L'INNOVATION

Alors pourquoi les gouvernements, indépendamment de leur couleur politique, mènent-ils des politiques qui affaiblissent les structures de la recherche publique, tout particulièrement les Etablissements publics scientifiques et techniques (EPST) comme le CNRS ou l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), à qui l'on doit une grande partie de ces succès ? Il ne s’agit pas d’une simple impression. Cette action délétère se mesure par les conditions faites aux jeunes chercheurs, par les salaires de ceux qui sont déjà engagés dans les carrières de recherche et d'enseignement, et par la diminution des crédits compétitifs qui, passant par l'Agence nationale de la recherche (ANR), vont directement aux équipes les plus performantes. Pour l'ANR, ajoutons que le saucissonnage des appels d'offres en domaines d'intérêt sociétal et les règles administratives absurdes imposées pour la recevabilité des projets l'ont considérablement affaiblie.

La réponse la plus courante, depuis des années, est la nécessité de rapprocher la recherche de l'industrie et du sociétal dans le but – louable évidemment – de booster la compétitivité économique et d'améliorer les conditions de vie des citoyens. Il faut donc inlassablement rappeler que la recherche fondamentale a des ressorts différents de ceux de l'innovation, qu'elle précède cette innovation et la nourrit de découvertes souvent imprévisibles. Il n'y a pas d'innovation sans recherche fondamentale, et une politique à court terme qui affaiblit aujourd'hui cette recherche affaiblit l'innovation de demain et rend improbable le retour de la compétitivité dans les secteurs de haute technologie.

Rapprocher la recherche de l'innovation, c'est réduire le temps nécessaire au passage de l'une à l'autre, tout en stimulant l'une et l'autre. Encore une fois, un CIR attribué à des entreprises qui l'utilisent pour détourner la recherche publique de ses missions de création de connaissances nouvelles, tout en réduisant ou en délocalisant leur propre secteur R & D, va à l'encontre du but recherché. A l'inverse, on peut soutenir un CIR qui rapproche la recherche de l'innovation sur une base solide, parce qu'il va aux seules entreprises qui créent des emplois et offrent des débouchés aux docteurs formés par la recherche publique.

Pourquoi nos dirigeants ne peuvent-ils entendre ce langage ? Une raison possible est leur manque de culture scientifique, et là on ne peut oublier que la chancelière allemande a fait ses premiers pas comme physicienne. Il s'ensuit qu'ils sont naïvement persuadés qu'une bonne recherche est une recherche « pour le peuple », sociétale donc, confondant ainsi recherche et innovation. Il est dans la mission d'un gouvernement républicain d'écouter les différents lobbys, mais c'est aussi son devoir de ne pas céder à leurs exigences quand les intérêts à long terme du pays sont en jeu."

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Bioécologie, on en parle !

26 Juin 2014,

Publié par Bioécologie

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Métro de Tokyo, juillet 2013

Métro de Tokyo, juillet 2013

Offre de stage 4-6 mois : Thermotolerance chez les insectes

25 Juin 2014,

Publié par Bioécologie

Caractéristiques du poste

Stage 4-6 mois plein temps (Durée et horaires à discuter)

Dates : septembre-décembre 2014 (possibilité prolongation jusque février)

Lieu de travail : UMR-CNRS ECOBIO, Université de Rennes 1, Campus de Beaulieu

Rémunération : tarif stage

Descriptif du poste :

Dans le cadre d’un contrat IEF Marie Curie (en collaboration avec une post-doc anglaise) :

Travail de terrain dans les champs : récolte d’insectes (pucerons, parasitoïdes, carabes)

Travail au laboratoire : élevage d’insectes, aide aux expériences sur l’écologie, la thermobiologie et le comportement des insectes

Compétences requises :

Niveau BAC +2 minimum, mais pour tout étudiant en année de césure ou autre en licence ou master

Aimer aller sur le terrain (champs en Ille-et-Vilaine), même en hiver

Aimer le travail d’équipe

Savoir organiser son travail, être autonome

Des connaissances en entomologie ne sont pas indispensables

Etre minutieux, soigneux et patient (certains insectes mesurent un ou deux millimètres seulement)

Parler et comprendre l’anglais un minimum

Contact (dès que possible) - Envoyer CV et lettre de motivation :

Joan van Baaren

UMR 6553 ECOBIO

Université de Rennes I

Campus de Beaulieu

Avenue du Général Leclerc

35 042 Rennes cedex

France

Tel: (33) 2 23 23 50 27 ou 06 83 90 56 38

E-mail: joan.van-baaren@univ-rennes1.fr

LES PESTICIDES SYSTÉMIQUES SONT UNE MENACE POUR LA BIODIVERSITÉ

24 Juin 2014,

Publié par Bioécologie

LES PESTICIDES SYSTÉMIQUES SONT UNE MENACE POUR LA BIODIVERSITÉ

Une nouvelle méta-analyse des pesticides systémiques à base de néonicotinoïdes et de fipronil (également appelés ici « néonics »), dont la publication est attendue très prochainement, confirme que ces produits causent des dommages importants à de nombreuses espèces d'invertébrés utiles et jouent un rôle clé dans le déclin des abeilles.


L'inquiétude quant à l'impact des pesticides systémiques sur un grand nombre d'espèces utiles n'a cessé de croître au cours des vingt dernières années mais aucun élément scientifique n'avait été jugé concluant à ce jour.

Dans le cadre d'une revue complète de la littérature (800 publications rapports révisés par des pairs), un groupe de travail (Task Force on Systemic Pesticides) sur les pesticides systémiques, réunissant des scientifiques internationaux indépendants, a montré qu'il existe suffisamment de preuves évidentes des préjudices pour mettre en route des mesures réglementaires.

Selon ladite analyse, connue en anglais sous le nom de Worldwide Integrated Assessment ou WIA (en français : Évaluation mondiale intégrée) et prochainement publiée dans la revue Environmental Science and Pollution Research, les « néonics » comportent un risque élevé de dommages pour les abeilles mellifères et autres pollinisateurs comme les papillons, ainsi que pour une large variété d'autres invertébrés (vers de terre p. ex.) et de vertébrés tels que les oiseaux.

Les néonics sont des neurotoxines et les effets générés par l'exposition à ces substances peuvent être immédiats et fatals mais également chroniques. Une exposition de longue durée à de faibles doses (non létales) peut également être néfaste. Parmi les dommages chroniques possibles, citons la perte d'odorat ou de mémoire, une perte de fécondité, un comportement trophique altéré et une diminution de l'apport alimentaire, y compris un butinage amoidri chez les abeilles, une capacité altérée du ver de terre à creuser des tunnels, des difficultés à voler et une sensibilité accrue aux maladies.
Un des principaux auteurs du WIA, le Dr Jean-Marc Bonmatin (Centre National de la Recherche Scientifique en France), a dit : « Les preuves sont très claires. Nous sommes face à une menace qui pèse sur la productivité de notre milieu naturel et agricole et cette menace équivaut à celle que constituent les organophosphates ou le DDT. Loin de protéger la production alimentaire, l'utilisation des néonics menace l'infrastructure même qui permet cette utilisation, mettant en danger les pollinisateurs, les ingénieurs de l'écosystème et les antiparasitaires naturels au cœur du fonctionnement écosystémique. »

L'analyse a démontré que les catégories d'espèces les plus touchées étaient les invertébrés terrestres tels que les vers de terre, qui sont exposés à des niveaux élevés via le sol et les plantes, à des niveaux moyens via les eaux de surface et par lixiviation (« leaching ») , et à des niveaux faibles via les poussières dans l'air. Ces substances peuvent nuire à la santé tant des individus que des populations, même à de faibles doses ou en cas d'exposition aiguë, rendant ces individus et populations extrêmement vulnérables aux niveaux de néonics associés aux pratiques agricoles.

Le deuxième groupe le plus touché comprend les insectes pollinisateurs (abeilles, papillons, etc.) qui sont exposés à une forte contamination par l'air et les plantes et à des niveaux d'exposition moyens par l'eau. Aussi bien les individus que les populations peuvent être affectées par une exposition faible ou aiguë, les rendant hautement vulnérables.

Viennent ensuite les invertébrés aquatiques, comme les gastéropodes d'eau douce et les puces d'eau, sensibles à une exposition faible et aiguë, qui peuvent être affectés aux niveaux de l'individu, de la population et de la communauté, et les vertébrés tels que les oiseaux, qui sont vulnérables à des niveaux d'exposition moyens et bas via le sol, l'air, l'eau et les plantes, et qui sont affectés aux niveaux de l'individu et de la population.

Il s'est également avéré que les poissons, les amphibiens et les microbes étaient tous touchés à des niveaux d'exposition élevés ou après une exposition prolongée. Des échantillons d'eau prélevés à travers le monde dépassent régulièrement les limites écotoxicologiques autorisées.

Nous ne disposons pas de données suffisantes pour déterminer s'il existe ou non un impact sur les mammifères ou les reptiles, mais dans le cas de ces derniers, la conclusion des chercheurs est qu'un tel impact est probable.

Outre la contamination d'espèces non cibles par exposition directe (p. ex. des insectes qui se nourrissent du nectar de plantes traitées), les substances chimiques sont également présentes, à divers niveaux de concentrations, en dehors des zones volontairement traitées. La solubilité des néonics dans l'eau signifie qu'ils ruissellent, s'écoulent facilement et contaminent des zones bien plus larges, donnant lieu à une exposition des organismes à la fois chronique et aiguë, notamment dans des zones riveraines et dans les systèmes estuariens et marins côtiers.

Ces insecticides sont aujourd'hui les plus utilisés dans le monde, avec une part de marché estimée à quelque 40% et des ventes de plus de 2,63 milliards de dollars US en 2011. Ils sont aussi communément utilisés dans les traitements domestiques pour la prévention des puces chez les chats et chiens et la lutte contre les termites dans les structures en bois.

« Les conclusions du WIA sont des plus préoccupantes », dixit le président de la Task Force, Dr Maarten Bijleveld van Lexmond. « Nous pouvons à présent clairement voir que les néonics et le fipronil représentent un risque pour les fonctions et services écosystémiques qui va bien au-delà des inquiétudes afférentes à une espèce et qui mérite vraiment d'être porté à l'attention des gouvernements et des instances de réglementation. »

Les abeilles mellifères ont jusqu'à présent été au centre des préoccupations en ce qui concerne l'utilisation des néonics et du fipronil, et des actions limitées ont été prises, entre autres par la Commission européenne, mais les fabricants de ces neurotoxines ont rejeté toutes les allégations de préjudice. En évitant de simplement comparer les rapports entre eux et en analysant toute la littérature disponible, le WIA a montré que les néonicotinoïdes, dans des concentrations réalistes d'utilisation en champ, nuisent à la navigation individuelle, à l'apprentissage, à la collecte de nourriture, à la longévité, à la résistance aux maladies, et à la fécondité des abeilles. Concernant les bourdons, des effets irréfutables au niveau de la colonie ont été constatés, avec des colonies exposées qui grandissent plus lentement et produisent nettement moins de reines.

Les auteurs recommandent vivement aux instances de réglementation de prendre davantage de précautions, de durcir encore la réglementation sur les néonicotinoïdes et le fipronil, et de commencer à planifier leur suppression progressive à l'échelle mondiale ou, du moins, à formuler des plans visant à réduire fortement leur utilisation dans le monde.

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A review of the direct and indirect effects of neonicotinoids and fipronil on vertebrate wildlife

24 Juin 2014,

Publié par Bioécologie

A review of the direct and indirect effects of neonicotinoids and fipronil on vertebrate wildlife

David Gibbons, Christy Morrissey, Pierre Mineau

Environmental Science and Pollution Research, 2014 June 18

Abstract

Concerns over the role of pesticides affecting vertebrate wildlife populations have recently focussed on systemic products which exert broad-spectrum toxicity. Given that the neonicotinoids have become the fastest-growing class of insecticides globally, we review here 150 studies of their direct (toxic) and indirect (e.g. food chain) effects on vertebrate wildlife—mammals, birds, fish, amphibians and reptiles. We focus on two neonicotinoids, imidacloprid and clothianidin, and a third insecticide, fipronil, which also acts in the same systemic manner. Imidacloprid and fipronil were found to be toxic to many birds and most fish, respectively. All three insecticides exert sub-lethal effects, ranging from genotoxic and cytotoxic effects, and impaired immune function, to reduced growth and reproductive success, often at concentrations well below those associated with mortality. Use of imidacloprid and clothianidin as seed treatments on some crops poses risks to small birds, and ingestion of even a few treated seeds could cause mortality or reproductive impairment to sensitive bird species. In contrast, environmental concentrations of imidacloprid and clothianidin appear to be at levels below those which will cause mortality to freshwater vertebrates, although sub-lethal effects may occur. Some recorded environmental concentrations of fipronil, however, may be sufficiently high to harm fish. Indirect effects are rarely considered in risk assessment processes and there is a paucity of data, despite the potential to exert population-level effects. Our research revealed two field case studies of indirect effects. In one, reductions in invertebrate prey from both imidacloprid and fipronil uses led to impaired growth in a fish species, and in another, reductions in populations in two lizard species were linked to effects of fipronil on termite prey. Evidence presented here suggests that the systemic insecticides, neonicotinoids and fipronil, are capable of exerting direct and indirect effects on terrestrial and aquatic vertebrate wildlife, thus warranting further review of their environmental safety.

Read the full publication here

Gille-Eric Séralini et ses co-auteurs republient l'étude sur les effets à long terme du Roundup et du maïs transgénique NK603

24 Juin 2014,

Publié par Bioécologie

L'article vient d'être publié par la revue Environmental Science Europe, en accès libre.

Cliquez ici pour la découvrir, mais aussi pour accéder aux données brutes.

ABSTRACT

The health effects of a Roundup-tolerant NK603 genetically modified (GM) maize (from 11% in the diet), cultivated with or without Roundup application and Roundup alone (from 0.1 ppb of the full pesticide containing glyphosate and adjuvants) in drinking water, were evaluated for 2 years in rats. This study constitutes a follow-up investigation of a 90-day feeding study conducted by Monsanto in order to obtain commercial release of this GMO, employing the same rat strain and analyzing biochemical parameters on the same number of animals per group as our investigation. Our research represents the first chronic study on these substances, in which all observations including tumors are reported chronologically. Thus, it was not designed as a carcinogenicity study. We report the major findings with 34 organs observed and 56 parameters analyzed at 11 time points for most organs.

Biochemical analyses confirmed very significant chronic kidney deficiencies, for all treatments and both sexes; 76% of the altered parameters were kidney-related. In treated males, liver congestions and necrosis were 2.5 to 5.5 times higher. Marked and severe nephropathies were also generally 1.3 to 2.3 times greater. In females, all treatment groups showed a two- to threefold increase in mortality, and deaths were earlier. This difference was also evident in three male groups fed with GM maize. All results were hormone- and sex-dependent, and the pathological profiles were comparable. Females developed large mammary tumors more frequently and before controls; the pituitary was the second most disabled organ; the sex hormonal balance was modified by consumption of GM maize and Roundup treatments. Males presented up to four times more large palpable tumors starting 600 days earlier than in the control group, in which only one tumor was noted. These results may be explained by not only the non-linear endocrine-disrupting effects of Roundup but also by the overexpression of the EPSPS transgene or other mutational effects in the GM maize and their metabolic consequences.

Our findings imply that long-term (2 year) feeding trials need to be conducted to thoroughly evaluate the safety of GM foods and pesticides in their full commercial formulations.

Largest non-regressive tumors in rats fed GMO treated or not by Roundup and effects of Roundup alone.

Largest non-regressive tumors in rats fed GMO treated or not by Roundup and effects of Roundup alone.

ANAËLLE SIMONNEAU, SÉDIMENTOLOGUE LACUSTRE

20 Juin 2014,

Publié par Bioécologie

Afin de reconstituer l'évolution des paysages sur les 10 000 dernières années, Anaëlle Simonneau étudie la boue présente au fond des lacs de montagne. Elle analyse centimètre par centimètre les carottages de sédiments ramenés du terrain...

Un épisode de la série Qui cherche cherche.

Réalisation : Jacques Misch

  • Production : Science Animation Midi-Pyrénées, Universcience, Ombelliscience Picardie, Lacq Odyssée, CCSTI des pays de l'Adour, CCSTI La Turbine

Sciences participatives

18 Juin 2014,

Publié par Bioécologie

Sciences participatives

« Les sciences participatives sont des programmes de collecte d’informations impliquant une participation du public dans le cadre d’une démarche scientifique. L’application de ces sciences participatives au domaine de la biodiversité se décline en 3 objectifs :

  • avoir des données sur la nature et la biodiversité pour étudier son état de santé (monitoring de long terme) ;
  • produire des outils de sensibilisation et d’éducation à la nature et à la biodiversité ;
  • former une communauté et mobiliser autour d’enjeux liés à la nature » (Collectif National Sciences Participatives – Biodiversité)

Retrouvez tous les programmes de sciences participatives de France ici