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Bioécologie

Articles avec #special japon

Fukushima, quatre ans après : le sort des populations

11 Mars 2015,

Publié par Bioécologie

Quatre ans après l’explosion d’une centrale nucléaire à Fukushima, le sort des populations concernées est loin d’être réglé.

La chercheuse Cécile Asanuma-Brice décrypte pour CNRS Le Journal la politique qui vise à inciter ces personnes à réintégrer les zones encore contaminées.

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Dans la zone abandonnée de Fukushima (2012)

Dans la zone abandonnée de Fukushima (2012)

Hayama S-i, Nakiri S, Nakanishi S, Ishii N, Uno T, et al. (2013) Concentration of Radiocesium in the Wild Japanese Monkey (Macaca fuscata) over the First 15 Months after the Fukushima Daiichi Nuclear Disaster. PLoS ONE 8(7): e68530.

13 Janvier 2015,

Publié par Bioécologie

Higaki T, Higaki S, Hirota M, Hasezawa S (2014) Radiocesium Distribution in Bamboo Shoots after the Fukushima Nuclear Accident. PLoS ONE 9(5): e97659.

4 Janvier 2015,

Publié par Bioécologie

Arrival of the Fukushima radioactivity plume in North American continental waters

30 Décembre 2014,

Publié par Bioécologie

Devastated reactor buildings after the tsunami hit. Photo: AP
Devastated reactor buildings after the tsunami hit. Photo: AP

A publication in the Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America (published ahead of print December 29, 2014, doi:10.1073/pnas.1412814112)


Authors: John N. Smith (a), Robin M. Brown (b), William J. Williams (b), Marie Robert (b), Richard Nelson (a), and S. Bradley Moran (c)

(a) Bedford Institute of Oceanography, Fisheries and Oceans Canada, Dartmouth, NS, Canada B2Y 4A2;
(b) Institute of Ocean Sciences, Fisheries and Oceans Canada, Sidney, BC, Canada V8L 4B2; and
(c) Graduate School of Oceanography, University of Rhode Island, Narragansett, RI 02882-1197

Edited by David M. Karl, University of Hawaii, Honolulu, HI, and approved December 2, 2014 (received for review July 28, 2014)

To whom correspondence should be addressed. Email: john.smith@dfo-mpo.gc.ca.

Significance

The radionuclide results in this report represent the first systematic study, to our knowledge, of the arrival of the Fukushima radioactivity signal in continental waters off North America. The present time series results are critical to an understanding of the circulation of Fukushima tracers in the eastern North Pacific and to the tuning and validation of ocean circulation models that are being used to predict the future evolution of this signal. They are also important for informing the public of the magnitude of the Fukushima radioactivity signal in North American continental waters and enabling a science-based assessment of the significance of its potential effects on human health and the environment.

Abstract

The large discharge of radioactivity into the northwest Pacific Ocean from the 2011 Fukushima Dai-ichi nuclear reactor accident has generated considerable concern about the spread of this material across the ocean to North America. We report here the first systematic study to our knowledge of the transport of the Fukushima marine radioactivity signal to the eastern North Pacific. Time series measurements of 134Cs and137Cs in seawater revealed the initial arrival of the Fukushima signal by ocean current transport at a location 1,500 km west of British Columbia, Canada, in June 2012, about 1.3 y after the accident. By June 2013, the Fukushima signal had spread onto the Canadian continental shelf, and by February 2014, it had increased to a value of 2 Bq/m3 throughout the upper 150 m of the water column, resulting in an overall doubling of the fallout background from atmospheric nuclear weapons tests. Ocean circulation model estimates that are in reasonable agreement with our measured values indicate that future total levels of 137Cs (Fukushima-derived plus fallout 137Cs) off the North American coast will likely attain maximum values in the 3–5 Bq/m3 range by 2015–2016 before declining to levels closer to the fallout background of about 1 Bq/m3 by 2021. The increase in 137Cs levels in the eastern North Pacific from Fukushima inputs will probably return eastern North Pacific concentrations to the fallout levels that prevailed during the 1980s but does not represent a threat to human health or the environment.

Freely available online through the PNAS open access option here

An integrated view of gamma radiation effects on marine fauna: from molecules to ecosystems

28 Décembre 2014,

Publié par Bioécologie

Abstract: Accidental release of nuclides into the ocean is causing health risks to marine organisms and humans. All life forms are susceptible to gamma radiation with a high variation, depending on various physical factors such as dose, mode, and time of exposure and various biological factors such as species, vitality, age, and gender. Differences in sensitivity of gamma radiation are also associated with different efficiencies of mechanisms related to protection and repair systems. Gamma radiation may also affect various other integration levels: from gene, protein, cells and organs, population, and communities, disturbing the energy flow of food webs that will ultimately affect the structure and functioning of ecosystems. Depending on exposure levels, gamma radiation induces damages on growth and reproduction in various organisms such as zooplankton, benthos, and fish in aquatic ecosystems. In this paper, harmful effects of gamma-irradiated aquatic organisms are described and the potential of marine copepods in assessing the risk of gamma radiation is discussed with respect to physiological adverse effects that even affect the ecosystem level.

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La catastrophe de Fukushima plus coûteuse que prévu

30 Août 2014,

Publié par Bioécologie

Dans la zone abandonnée de Fukushima (Japon, juin 2012)
Dans la zone abandonnée de Fukushima (Japon, juin 2012)

Un article de Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance), Le Monde.fr | 30.08.2014 à 10h57 • Mis à jour le 30.08.2014 à 11h38

Combien aura coûté la catastrophe nucléaire de Fukushima ? Deux fois plus que prévu, selon Kenichi Oshima, de l’université Ritsumeikan (Kyoto) et Masafumi Yokemoto, de l’université d’Osaka. Selon les calculs dévoilés le 27 août par ces spécialistes de l’économie et des politiques environnementales, la facture de ce drame commencé en mars 2011 et dont la résolution doit prendre officiellement quarante ans dépassera les 11 000 milliards de yens (81 milliards d’euros). L’estimation officielle du gouvernement faite en décembre 2011 est de 5 800 milliards de yens (42 milliards d’euros).

Le professeur Oshima – ancien membre du comité consultatif du gouvernement sur les énergies renouvelables et l’énergie – et son collègue ne remettent pas en cause les calculs officiels. Ils les reprennent en ajoutant des coûts indirects, estimés selon des données de différentes administrations et de la Compagnie d’électricité de Tokyo (Tepco, responsable de la centrale endommagée).

DÉCONTAMINATION ET DÉDOMMAGEMENTS

Selon eux, les travaux nécessaires pour adapter les réacteurs aux nouvelles normes de sûreté, fixées en juillet 2013 en s’inspirant de la catastrophe de Fukushima, devraient coûter près de 2 200 milliards de yens (15 milliards d’euros). La décontamination des 2 400 km² – quasiment la taille du Luxembourg – de zones polluées aux substances radioactives reviendrait à 2 480 milliards de yens (18 milliards d’euros). Une somme complétée par 1 060 milliards de yens (7,7 milliards d’euros) pour le stockage temporaire des déchets générés par cette décontamination.

A cela pourraient s’ajouter 2 170 milliards de yens (15,8 milliards d’euros) pour démanteler la centrale sinistrée, ainsi que 4 910 milliards de yens (35,7 milliards d’euros) pour dédommager les victimes et les personnes ayant perdu leur emploi à cause de la catastrophe,.

Le professeur Oshima souligne par ailleurs que son estimation est un minimum car les coûts devraient encore augmenter. La hausse serait due au traitement des éléments radioactifs produits par le démantèlement des réacteurs endommagés et à l’évolution des dédommagements. Sur ce dernier point, aucune limite financière n’a été fixée.

Pour ces compensations, Tepco utilise l’argent d’un fonds spécial créé en septembre 2011, alimenté par le gouvernement et les autres compagnies d’électricité et qui restera en place après la résolution de la catastrophe de Fukushima. Ce fonds a vu son plafond de crédits disponibles relevé en décembre 2013 de 5 000 à 9 000 milliards de yens (36,4 à 65,6 milliards d’euros). Tepco doit rembourser l’argent utilisé, accordé sous forme de prêts sans intérêt.

RELANCE DU NUCLÉAIRE

L’entreprise n’a pas souhaité commenter l’étude du professeur Oshima. Le ministère de l’économie, du commerce et de l’industrie, qui s’occupe notamment de la promotion du nucléaire mais qui a officiellement perdu le contrôle de la sûreté après la catastrophe de Fukushima, n’y voit qu’une « étude parmi d’autres ».

La presse nippone est restée étonnamment silencieuse sur les annonces des deux chercheurs. Leurs travaux sont dévoilés alors que le gouvernement du premier ministre Shinzo Abe, soutenu par la principale fédération patronale, Keidanren, cherche à relancer les réacteurs nucléaires à l’arrêt. En avril, l’administration Abe a fait du nucléaire un « élément de base important de la production d’électricité ». En 2015, les autorités annonceront la part de l’atome dans la politique énergétique du Japon.

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Analyse de traces de plutonium dans les rivières côtières de la région de Fukushima

10 Août 2014,

Publié par Bioécologie

Région de Fukushima (Japon, 2012)
Région de Fukushima (Japon, 2012)

Auteurs du communiqué :

CNRS l Lucie Debroux ; T +33 (0)1 44 96 43 09; lucie.debroux@cnrs-dir.fr
CEA l Coline Verneau ; T +33 (0)1 64 50 14 88; coline.verneau@cea.f
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"Dans le cadre du programme franco-japonais TOFU, des équipes du LSCE (CNRS/CEA/UVSQ) et du CEA, en collaboration avec une équipe japonaise de l’université de Tsukuba, viennent de publier les premières mesures précises de l’isotopie du plutonium présent dans les sédiments radioactifs charriés par les rivières côtières dans la région de Fukushima. Ces résultats sont en ligne sur le site de la revue Environmental Science & Technology.

Lancé six mois après l’accident de Fukushima de mars 2011 et initié dans le cadre de l’appel « Flash » franco-japonais de l’ANR et de la JST (Japan Science and Technology Agency), le programme franco-japonais TOFU avait pour objectif d’étudier le transfert des particules contaminées par la radioactivité dans les cours d’eau drainant le panache principal de pollution radioactive dû à l’accident.


L’accident qui s’est produit à la centrale de Fukushima Daiichi a en effet entraîné
d’importantes émissions de radionucléides dans l’environnement et du plutonium (Pu) à l’état de trace a été détecté dans le nord-est du Japon. Cependant, il convient de mesurer les rapports d’activités et les rapports atomiques des différents isotopes du plutonium afin de bien différencier les traces de radioéléments dues aux essais nucléaires atmosphériques des années 1960 de celles provenant des émissions de la centrale de Fukushima."

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Un nouveau laboratoire de recherche : "Protection humaine et réponse au désastre" à Fukushima

24 Octobre 2013,

Publié par Bioécologie

Un nouveau laboratoire de recherche : "Protection humaine et réponse au désastre" à Fukushima

Un communiqué de presse du CNRS, Paris, 11 octobre 2013

Le CNRS a créé le 4 octobre 2013 un Laboratoire international associé (LIA) consacré à la protection humaine et à la réponse au désastre à Fukushima, en partenariat avec le ministère des Affaires étrangères, l'université Lille 1 Sciences et technologies, l'université de Fukushima et l'université Doshisha à Kyoto.

Les membres de ce LIA sont le Bureau français de la Maison franco-japonaise (Ministère des Affaires étrangères/CNRS), le Centre lillois d'études et de recherches sociologiques et économiques (CLERSE, CNRS/Université Lille 1 Sciences et technologies), le FUkushima FUture Center for REgional Revitalization (FURE Center) de l'université de Fukushima et la Graduate School of Global Studies de l'université Doshisha à Kyoto.

Depuis l'accident de Fukushima, ces quatre partenaires menaient une réflexion commune sur la notion de sécurité humaine : leurs chercheurs étudiaient le rôle et la responsabilité de la science dans l'analyse des enjeux de la situation, la gestion du désastre, les conséquences économiques, sociales, sanitaires et morales pour les populations.

En créant un LIA, ils souhaitent désormais confronter leurs approches et approfondir leurs recherches socio-économiques, épistémologiques et politiques autour de deux axes de recherche :

- Protection et vulnérabilité : politiques publiques et variétés des réponses au désastre
Etudier s'il est encore possible de concevoir et mettre en œuvre une protection humaine en situation de vulnérabilité en profondeur, en matière de logement, d'indemnisation, d'incitation au retour…

- Savoirs, société et démocratie après Fukushima
Etudier la place de l'information et des savoirs dans la société nucléaire, mettre en évidence l'articulation entre information/savoirs et protection humaine, réfléchir aux processus de production d'ignorance et à la soustraction des réalités du nucléaire à la connaissance publique, étudier l'impact d'une telle soustraction sur une nouvelle définition "insécuritaire" de la connaissance

Pour mener les recherches autour de ces deux axes, le LIA rassemble des spécialistes japonais et français des sciences humaines et sociales du nucléaire et ouvre le dialogue vers d'autres disciplines telles que l'ingénierie, la santé et l'agronomie. Le LIA est dirigé par Thierry Ribault (CNRS), chercheur au CLERSE.

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A Fukushima, 300 tonnes d'eau contaminée se déversent chaque jour dans le Pacifique

10 Août 2013,

Publié par Bioécologie

Un article du journal Le Monde.fr avec l'AFP, 07.08.2013

" Voilà des mois que les informations sur les fuites d'eau radioactive issue de la centrale de Fukushima sortent graduellement au grand jour, sans que soient révélés officiellement leur ampleur ou leur impact sur l'environnement. Le gouvernement japonais a finalement rendu publique une estimation de leur quantité, mercredi 7 août : ce sont 300 tonnes d'eau contaminée qui se déversent chaque jour dans l'océan Pacifique, plus de deux ans après la catastrophe nucléaire causée par un séisme et un tsunami, en mars 2011.

Qualifiées de "situation d'urgence" mardi par l'Autorité de régulation nucléaire japonaise (NRA), ces fuites ont été estimées par l'opérateur Tokyo Electric Power (Tepco), en termes de radioactivité, à vingt à quarante mille milliards de becquerels entre mai 2011 et juillet 2013.

Le premier ministre, Shinzo Abe, un conservateur favorable à la relance de l'énergie nucléaire, a évoqué "un problème urgent qui suscite beaucoup d'inquiétude dans la population", et s'est engagé à accentuer les efforts du gouvernement pour contenir ces fuites – que le gouvernement prévoit de limiter à 60 tonnes par jour à partir de décembre.

POISSONS RADIOACTIFS

A la fin du mois de juillet, Tepco était revenu sur sa théorie selon laquelle l'eau chargée de tritium, de strontium, de césium et autres éléments radioactifs stagnait sous terre, avouant qu'elle atteignait l'océan. A la suite de cet aveu, l'autorité nucléaire japonaise a prévu d'enquêter sur les causes de ces fuites et de surveiller la contamination de l'océan.

Ces rejets dans le Pacifique n'étaient cependant un secret pour personne. En janvier par exemple, un poisson pêché près de la centrale présentait un niveau de contamination radioactive plus de 2 500 fois supérieur à la limite légale – au grand dam des pêcheurs de la région.

Et alors que Tepco assurait encore que l'eau restait bloquée dans les sous-sols, l'opérateur avait enregistré dans un puits situé entre les réacteurs et la mer, un niveau de radioactivité de plusieurs dizaines de milliers de fois supérieur à la dose limite admise pour de l'eau de mer – niveau qui grimpait encore au mois de juillet.

CUVES, PRODUIT CHIMIQUE ET FILETS

Ces fuites d'eau radioactive sont issues du refroidissement des réacteurs ravagés. De l'eau douce y est injectée en permanence pour les maintenir à une température inférieure à 50 ºC. Chaque jour, ces opérations produisent 400 tonnes d'eau hautement radioactive, dont une partie est stockée dans des réservoirs souterrains. Tepco a reconnu que certains d'entre eux fuyaient "

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