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Bioécologie

Articles avec #biodiversite

La déforestation menace les oiseaux à grand bec et les graines de palmier au Brésil

27 Février 2016,

Publié par Bioécologie

Un article d'Emmanuel Perrin publié sur Maxisciences (8 juin 2013)

"Selon une nouvelle étude, la disparition des oiseaux à grand bec liée à la fragmentation des forêts tropicales brésiliennes a entrainé dans la région une diminution de la taille et de la vivacité des graines de palmier.

Nombreuses sont les conséquences de la déforestation. Pour les scientifiques, la prise de conscience des tenants et aboutissants d'une activité aussi dévastatrice est donc un véritable défi. Une nouvelle fois, une équipe internationale de chercheurs a mis en évidence une répercussion jusqu'à présent insoupçonnée. Selon leur nouvelle étude, la disparition des oiseaux à grands becs dans les forêts tropicales brésiliennes a entrainé au cours du dernier siècle une réduction notable des graines de palmiers.

Pour en arriver à une telle conclusion, les chercheurs ont récolté des graines sur des sites intacts de la forêt vierge brésilienne et les ont comparées avec celles des zones ayant servi dans les années 1800 aux exploitations de café et de Canne à Sucre. Au total, 9.000 graines provenant de 22 populations différentes d'Euterpe edulis ont été ramassées. Les résultats, publiés dans la revue Science (The birds and the seeds, Science, 31 mai 2013) mettent en évidence des graines nettement plus petites dans les zones de la forêt fragmentées par les plantations de sucre ou de café.

Selon les scientifiques, une telle conséquence serait directement liée à la disparition des oiseaux à grand bec et "disperseurs" de grosses graines, comme le toucan ou de grands cotingas. Ces animaux sont en effet incapables de nicher dans des territoires fragmentés par les plantations. Des analyses génétiques supplémentaires ont permis de déterminer le temps de réduction de la taille des graines de palmier après la perturbation initiale. Celui-ci ne serait que d'une centaine d'année.

Un changement aux lourdes conséquences

Ce bouleversement de l'écosystème peut avoir des effets désastreux. "Les petites graines sont plus vulnérables à la dessiccation et ne pourront (...)

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Un toucan toco (Ramphastos toco) - Photo de Lindolfo Souto (http://500px.com/LindolfoSouto)

Un toucan toco (Ramphastos toco) - Photo de Lindolfo Souto (http://500px.com/LindolfoSouto)

Le déboisement systématique pratiqué en Haïti

30 Juillet 2015,

95% de la forêt tropicale ont disparu sous 200 ans de coupe anarchique.

Le déboisement systématique pratiqué en Haïti ne date pas d’hier. Déjà à la fin du XVIIe siècle, les colons français ont détruit des milliers d’hectares de forêt vierge pour y planter de la canne à sucre. De même des forêts entières ont été exportées en Europe pour la fabrication de meubles.

Aujourd’hui le résultat est alarmant. Du ciel, il n’est d’ailleurs pas difficile de reconnaître la frontière entre la République Dominicaine et Haïti ; les forêts s’arrêtent soudainement pour céder la place à un sol nu (photo de gauche : Haïti est à gauche, et à droite, en vert, c'est la République Dominicaine; animation: 352x240 (29.97 fps) MPEG -source : NASA)

A ce jour,  il ne reste plus que 1,4% de surface recouverte par des forêts.
Le déboisement en Haïti s’est accéléré à grande vitesse pendant l’embargo décidé par l’ONU de 1991 à 1994. Pendant cette période, beaucoup de bois a été coupé pour l’éclairage et la cuisson, puisque le kérosène et le pétrole figuraient parmi les produits touchés par le blocus économique. Pour survivre, les paysans sont tentés d’abattre des arbres pour avoir du charbon de bois pour la cuisson et pour le vendre en ville et pour utiliser le bois afin de se construire une cabane.

Haiti-carte.pngCliquez sur la carte pour l'agrandir - Aujourd’hui les entreprises dans les villes (restaurants, boulangeries, et distilleries…) abattent plus de 53 300 arbres par année pour faire fonctionner leurs usines. Plus de 90% de la population utilise le charbon de bois pour la cuisson quotidienne (Institut Haïtien de Statistiques 2007). L’Etat ne s’occupe pas d’une gestion raisonnable des ressources naturelles et n’établit pas de loi interdisant la coupe des arbres. Une initiative de lancer sur le marché des réchauds à gaz de pétrole liquéfié a échouée. Il faudrait trouver d’autres moyens d’exploitation de ressources renouvelables, comme l’énergie solaire, maritime, éolienne ou l’énergie synthétisée comme la briquette de bois.

La coupe incontrôlée des arbres mène tout droit vers le déboisement et entraîne ainsi l’érosion, les glissement de terrains (ex : la catastrophe des Gonaïves) et les inondations lors des pluies diluviennes accompagnant les ouragans.

Source : - Haïti existe – Ayiti egziste -

Le silence des abeilles

14 Mai 2015,

Publié par Bioécologie

En Chine, dans la province du Sichuan, les abeilles ont disparu, suite à l'utilisation massive et irraisonnée de pesticides dans les années 80. Aujourd'hui, ce sont les fermiers qui pollinisent eux-même les fleurs des arbres fruitiers !

Ci-dessous, un extrait du documentaire " Le silence des abeilles" de Doug Shultz diffusé sur la chaîne "National Geographic" en mars et avril 2008.

Dans les vergers du Sichuan, les Hommes font le travail des abeilles

14 Mai 2015,

Publié par Bioécologie

Dans les vergers du Sichuan, les Hommes font le travail des abeilles

Faute de butineuses, tuées par les insecticides, les paysans chinois pollinisent à la main leurs pommiers.

Un article de Harold thibault pour le journal Le Monde, 23 mars 2014 (photo de Gille Sabrié pour "Le Monde") :

"La saison de la pollinisation bat son plein dans les vergers du Sichuan, dans le sud-ouest de la Chine. Perchés aux branches des pommiers, les agriculteurs du village de Nanxin se contorsionnent pour atteindre les fleurs les plus éloignées. Faire le travail réservé ailleurs sur la planète aux abeilles requiert une certaine agilité.

A en croire Zhen Xiuqiong, 56 ans, tout est question d'habitude. Voilà plus de vingt ans qu'elle grimpe sur ses arbres et ceux de ses voisins dès l'apparition du printemps. S'il peut arriver qu'une branche casse, elle dit ne jamais avoir peur.

Tous les habitants du village en âge de travailler sont mobilisés pour la pollinisation à la main. Cette année, elle a commencé mi-avril et devra être achevée avant le 27 ou 28 du même mois. Ce calendrier strict, fixé par la météo et le cycle de floraison, impose de faire vite. Les plus anciens de ces paysans acrobates sont adroits et arrivent à déposer le pollen sur toutes les fleurs d'un arbre en à peine une demi-heure ! Une performance nécessaire puisque chaque propriétaire possède de 100 à 200 pommiers.

Zeng Zigao, 38 ans, explique que le système repose beaucoup sur l'entraide : les proches sont réquisitionnés le temps de l'opération. Mais les délais sont si resserrés qu'il doit aussi employer des saisonniers : cinq ou six personnes cette année, qu'il payera 80 yuans (9,2 euros) par jour, auxquels s'ajoutent leurs déjeuners et leurs dîners. « C'est un investissement mais, si je loupe la saison, je n'aurai pas assez de fruits, donc c'est une garantie de rendement », précise M. Zeng. Le paysan s'estime chanceux, car, dans d'autres vergers, les travailleurs exigent déjà 100 yuans par journée.

BOÎTE À CHEWING-GUM EMPLIE DE POLLEN

Le meilleur outil pour la pollinisation à la main est une tige au bout de laquelle est fixé soit un filtre de cigarette, soit une pointe d'effaceur scolaire. Autour du cou, les hommes ou les femmes-abeilles portent une petite boîte à chewing-gum emplie de pollen récolté des fleurs d'autres pommiers, séché au soleil et moulu. Dans d'autres régions de Chine, des intermédiaires vendent du pollen, mais, à Nanxin, on juge que leur poudre risque d'être de mauvaise qualité. Le pollen perd rapidement sa fertilité, parfois à peine passé le temps du transport routier.

S'ils ne cachent rien de leurs techniques, ces cultivateurs sont plus flous sur les raisons qui les obligent à se substituer aux insectes. Kang Zhaogui, 49 ans, juge du haut de son arbre que la baisse de la population d'abeilles est évidente ici depuis les années 1990.

Des journalistes n'ont pas hésité à faire le lien avec le Grand Bond en avant, lancé en 1958 par Mao Zedong, qui se termina en famine. Les Chinois furent alors appelés à en finir avec les moineaux qui « volaient » le grain du peuple, ce qui, en retour, conduisit à la prolifération des insectes et donc à la pulvérisation massive d'insecticides. Mais aucun des chercheurs chinois qui se sont penchés sur la question de la pollinisation manuelle ne prête le moindre crédit à cette théorie.

LA MAIN LOURDE SUR LES INSECTICIDES

Que s'est-il donc passé ? Première explication : les forêts, habitat naturel des abeilles, ont perdu de leur superficie ces dernières décennies dans la région, au profit des champs. Mais ce déficit de territoire n'explique pas tout. En réalité, les cultivateurs, peu éduqués, utilisent largement les produits phytosanitaires pour éliminer les insectes qui menacent leurs fruits. Et préfèrent en répandre trop que pas assez, car leurs revenus dépendent largement de leur récolte. Avec 0,08 hectare de terre arable par habitant en Chine (contre 0,28 en France et 0,51 aux Etats-Unis, selon la Banque mondiale), « les paysans veulent exploiter leur champ de la manière la plus intense », constate Tang Ya, professeur à l'université du Sichuan.

La pollinisation manuelle permet aussi d'assurer une fécondation croisée avec les variétés de pommes les plus populaires sur le marché. Traiter minutieusement chaque fleur assure que l'arbre sera surchargé de fruits lorsque viendra la récolte.

An Jiandong, chercheur au département d'apiculture de l'Académie chinoise des sciences agricoles, constate qu'aucune étude sérieuse n'a jusqu'à présent été réalisée sur le déclin des pollinisateurs en Chine. « La pollinisation manuelle requiert beaucoup de main-d'oeuvre et les abeilles comprennent bien mieux les végétaux que les humains », estime M. An.

L'ironie de la situation n'échappe pas à Zhen Xiuqiong, l'agricultrice perchée sur sa branche : son mari est apiculteur. S'il loue bien ses abeilles à certains vergers de la région, hors de question de les laisser butiner les arbres qui occupent tant son épouse, car elle a la main lourde sur les insecticides. « Si ses abeilles pollinisaient ici, elles mourraient », craint Mme Zhen.

Son voisin, Kang Zhaogui, pense comme elle, d'autant qu'il convient de pulvériser les produits chimiques avant la floraison, de sorte qu'aucun loueur d'abeilles ne se risquerait dans sa plantation : « Les abeilles ne survivraient pas. »

D'AUTRES FRUITS PLUS RENTABLES

A l'heure où la mauvaise qualité des produits agroalimentaires est devenue une question politique majeure en Chine, les habitants de Nanxin admettent que les autorités se montrent désormais plus strictes lors des contrôles des fruits. Du coup, les paysans tendent à employer des insecticides moins puissants, même si certains d'entre eux reconnaissent qu'ils compensent en pulvérisant plus fréquemment…

Selon le professeur Tang, qui se rend souvent à Nanxin, les changements socio-économiques que connaît aujourd'hui la Chine rendent la pollinisation à la main de plus en plus coûteuse, alors que la dépense semblait négligeable à la fin des années 1980, lorsque les paysans s'y convertirent.

Déjà, la hausse du coût de la vie pousse les villageois à se tourner vers d'autres fruits plus rentables. Si leurs pommes ne sont vendues qu'un yuan la livre (12 centimes d'euro) au grossiste, les cerises peuvent atteindre vingt fois ce prix.

Selon le scientifique, la rapide hausse des salaires pourrait décourager les agriculteurs de recourir à la pollinisation manuelle. La location par des apiculteurs itinérants de leurs abeilles pourrait se substituer aux « hommes-abeilles » à condition que les habitants se résignent à réduire leur usage d'agents toxiques."

Suite et fin de l'article ici

La grotte chauvet

22 Avril 2015,

Publié par Bioécologie

Pour en savoir un peu plus sur cette grotte, sa réplique et pour une visite virtuelle rendez-vous ici.

LA DECOUVERTE

Le dimanche 18 décembre 1994 sur le cirque d'Estre, Jean-Marie Chauvet, conduit ses deux amis Éliette Brunel et Christian Hillaire vers les falaises : un léger courant d'air, émanant d'un petit trou, au fond d'une petite grotte a attiré son attention et il veut en avoir le cœur net. Leur passion à tous trois est la spéléologie, et ils ne comptent plus les découvertes et les premières. L'après-midi est avancée et la petite cavité, dans laquelle ils pénètrent, est déjà connue, située tout près d'un chemin de grande randonnée. Mais là, derrière l'éboulis, il y a quelque chose c'est sûr, alors ils creusent et dégagent un passage dans lequel ils se faufilent. Ils finissent par surplomber un vide obscur, ils n'ont pas assez de matériel pour continuer. Ils rejoignent leurs véhicules alors qu'il fait déjà nuit, prennent l'essentiel, hésitent un peu, et finalement, retournent à leur découverte. Ils descendent par leur échelle spéléologique et découvrent une vaste salle au plafond très haut remplie de splendides concrétions scintillantes. Ils progressent en file indienne vers une autre salle, tout aussi vaste, et admirent les inattendues beautés géologiques qui les entourent. Ils aperçoivent aussi des ossements d'animaux. Ils parcourent presque tout le réseau et sur le chemin du retour, Éliette aperçoit dans le faisceau de sa frontale un petit mammouth à l'ocre rouge sur un pendant rocheux : " Ils sont venus ! " s'écrie-t-elle et, à partir de cet instant, ils observèrent avec attention toutes les parois, découvrant des centaines de peintures et de gravures.

Leur vie bascula. De retour, chez Éliette, ils relatent leur aventure à sa fille qui, ne les croyant pas, les oblige à retourner à la grotte : il est plus de 21 heures, et malgré la fatigue et les émotions, ils cèdent. Ils font d'autres découvertes et ressortent, certes émerveillés, mais aussi avec une certaine anxiété face à tant de responsabilités.

Lire la suite ici (Ministère de la Culture et de la Communication, France)

Grotte Chauvet, L’alcôve des Lions. Ce renfoncement naturel de la paroi entre le panneau des Chevaux à gauche et celui des Rennes à droite, compte 17 figures animales. À gauche, trois lions, cinq chevaux, un aurochs, un mégacéros tandis qu’à droite un félin et un cheval en position tombante sont placés au-dessus d’un bison et d’un aurochs. Des points et tirets rouges et une tâche de goethite jaune marquent les animaux. Carole Fritz et Gilles Tosello – CNRS – Équipe Chauvet – Ministère de la Culture et de la Communication

Grotte Chauvet, L’alcôve des Lions. Ce renfoncement naturel de la paroi entre le panneau des Chevaux à gauche et celui des Rennes à droite, compte 17 figures animales. À gauche, trois lions, cinq chevaux, un aurochs, un mégacéros tandis qu’à droite un félin et un cheval en position tombante sont placés au-dessus d’un bison et d’un aurochs. Des points et tirets rouges et une tâche de goethite jaune marquent les animaux. Carole Fritz et Gilles Tosello – CNRS – Équipe Chauvet – Ministère de la Culture et de la Communication

Connectivité et conservation de la biodiversité marine

15 Avril 2015,

Publié par Bioécologie

par Katell Guizien

Chercheuse CNRS au Laboratoire d’Ecogéochimie des Environnements Benthiques (LECOB),
UMR8222 CNRS-UPMC, Observatoire Océanologique de Banyuls

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Mots clés : connectivité, habitats, populations, biodiversité marine, préservation de la biodiversité,
aires marines protégées, trame bleue marine, dispersion larvaire
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Introduction

En fixant un objectif de protection de 10 % des océans en 2020, le Plan Stratégique pour la Biodiversité 2011-2020 impose également d’étayer ces mesures de protection par une réflexion scientifique sur la représentativité écologique de zones protégées inter-connectées (COP 10, 2010). La feuille de route est claire : la connectivité, si chère à nous autres humains sur la toile virtuelle, devient un enjeu majeur en biologie de la conservation.

De nos jours, l’essentiel des mesures de conservation de la biodiversité sont basées sur le principe de régulation des activités humaines dans des zones naturelles géographiquement délimitées, dites protégées. Ainsi se pose tout d’abord la question de la taille minimale efficace de ces zones protégées pour assurer l’objectif de conservation, à savoir la persistance des espèces au fil des générations. L’objectif de conservation dans une zone géographique renvoie au concept écologique d’habitat qui décrit un ensemble d’éléments du paysage constituant le milieu et offrant les ressources suffisantes pour permettre la survie des espèces qui le peuplent. Certains auteurs estiment qu’un habitat (parce qu’il évolue) n’implique pas une viabilité à long terme pour les espèces locales, mais au moins une viabilité à court terme (Rosenberg et al., 1997). Ainsi, de nombreuses espèces qui nous sont familières présentent des comportements migratoires au cours de leur cycle de vie entre des zones géographiques différentes, leur permettant de maintenir les fonctions nécessaires à la survie de la population que sont la croissance et la reproduction.

Dans la pratique, la taille des zones protégées varie sur plusieurs ordres de grandeur de plusieurs centaines de km2 en milieu terrestre (530 km2 pour le Parc National de la Vanoise créé en 1963, 923 km2 pour le Parc National des Ecrins créé en 1973) à quelques km2 voire quelques centaines d’hectares en milieu marin (29 km2 pour la partie marine du Parc National de Port-Cros créé en 1963, 650 ha pour la Réserve Naturelle Marine de Cerbère-Banyuls créée en 1974). Ces différences de taille semblent davantage s’expliquer par des arguments pragmatiques de mise en œuvre de la régulation que par des fondements scientifiques (écologiques). En effet, si les nécessités de migration des animaux terrestres justifient de grands espaces, il est étonnant que le caractère fortement dispersif des courants en milieu marin ait été absent de la réflexion sur l’implantation des aires marines protégées (AMP).

Lire la suite ici

Figure 1 : Schéma du cycle de vie de la plupart des espèces marines (extrait de Guizien et al., Limnol. and Oceanogr. 57(4), 2012, 1099-1112) )

Figure 1 : Schéma du cycle de vie de la plupart des espèces marines (extrait de Guizien et al., Limnol. and Oceanogr. 57(4), 2012, 1099-1112) )