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Bioécologie

Tokyo : du césium retrouvé en grande quantité dans un légume

25 Mars 2011,

Publié par JMB

Le Ministère de la Santé du Japon vient d'annoncer que la limite légale en césium a été dépassée dans un légume cultivé en plein champ à Tokyo (arrondissement d'Edogawa.

Tokyo se trouve environ à 240 Km de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi qui continue à rejeter des substances radioactives dans l'environnement. 

Ce légume à feuilles larges est appelé Komatsuna, ou moutarde épinard japonaise. Le niveau de contamination mesuré était de 890 becquerels par kilogramme, dépassant la limite légale japonaise de 500. C'est la première fois qu'un tel niveau de césium est mesuré dans un légume cultivé à Tokyo.

Le ministère affirme que le césium radioactif a été détecté jeudi 24 mars dans les feuilles de ce légume récolté mercredi 23 mars.

Ces légumes  sont cultivés dans un centre de recherche et ne sont pas vendus sur le marché.

 

Pour voir à quoi ressemble ce légume, lancez cette vidéo :

 

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Guillaume 27/03/2011 14:56



Autres questions :


Les filtres à particules utilisés pour mesurer le risque radioactif ne captent que le particulaire. Qu'en est-il de la mesure de gaz radioactifs (tel que l'iode) ? Peut-on raisonnablement penser
que l'estimation du risque est réaliste si tous les éléments qui s'échappent et continuent à s'échapper du réacteur ne sont pas pris en compte ? Connait-on tous les éléments qui s'échappent du
réacteur ?


Comment l'iode gazeux passe-t-il dans les organismes vivants ?



JMB 27/03/2011 21:54



Concernant la prise en compte de l'iode gazeux, effectivement, les communiqués de l'IRSN jusqu'au 26 mars étaient un peu flous à ce sujet : on ne savait pas vraiment si l'iode sous cette forme
était mesuré. Mais le communiqué du 27 mars, à 15h, précise les choses et l'on peut lire que sur 8 stations de surveillance, l'IRSN utilise un dispositif pour échantillonner ce type d'iode.


Voir la page 3 de ce communiqué : http://www.irsn.fr/FR/Actualites_presse/Actualites/Documents/IRSN_Bulletin4_Bilan-surveillance-environnement-France_27032011.pdf


En France, les balises de l'IRSN (mais aussi de la Criirad) mesurent le rayonnement gamma. Donc toutes les substances radioactives qui émettent un rayonnement de type gamma pourront être
détectées, si l'activité est bien entendu supérieure au seuil de détection de ces balises.


Concernant les autres éléments (autre que l'iode) et quand ils se trouvent sous forme gazeux, comment ça se passe ? Je pense que les filtres à charbon utilisé pour capturer l'iode gazeux doit
fonctionner pour d'autres gaz. Mais quels sont ces autres gaz ? Bonne question ? Je me renseigne. Mais l'ASN a mis en place un centre d’information du public par téléphone au 08.05.33.34.35
(appel non surtaxé depuis une ligne fixe). As-tu essayé de leur poser ce type de question ?


Concernant ta dernière question, je sais, par exemple, que l'iode gazeux passe dans le corps de l'homme via les voies respiratoires. C'est pourquoi, tu peux voir des images où les personnes au
plus près du réacteur (par exemple les pompiers et les employés de Tepco) utilisent des systèmes respiratoires autonomes, dans d'autres cas, un peu moins risqués, des masques à cartouche pour
piéger certains gaz sont utilisés. Et dans des régions plus éloignés où l'on pense que les substances radioactives sous formes gazeuses sont moins problématiques, les personnes utilisent de
simple masque à poussière. (C'est ce type de masque qu'on utilise à Tchernobyl, dans certaine situation, sur le terrain. La forme gazeuse n'étant plus un problème. Par contre, la poussière est
toujours là !)


 


 



Guillaume 27/03/2011 13:16







1GAE 27/03/2011 11:25



Bon ben c'est termine le komatsuna pour le Gars a Edogawa



Guillaume 26/03/2011 20:25







blob 25/03/2011 11:08



oups c'est sciences et avenir bien sûr :p



blob 25/03/2011 11:02



Si j'ai bien compris le billet d'hier (et l'article de sciences et vie) on est en fait bien en-dessous des normes européennes + OMS (bizarre comme ça fait relativiser d'un coup ;))


Les normes japonaises sont-elles de manière générale beaucoup plus strictes à tous les niveaux ? (je pense notamment aux relevés qui ont fait temporairement interdire la consommation d'eau à
Tokyo pour les enfants de moins de 1 an)


Mais d'un autre côté, à cause de "l'effet léopard" (je résume) des retombées radioactives, cette dose peut être beaucoup plus élevée (ou au contraire beaucoup plus basse) un peu plus loin. Donc
finalement ces relevés nous indiquent simplement que Tokyo a été atteinte sans pour autant préjuger, à l'heure actuelle, de l'étendue et de l'intensité des retombées. J'a bon ?


Sinon, est-ce qu'il y a déjà eu des résultats de recherche de plutonium et autres transuraniens au niveau des aliments ou de l'eau ?